Suicide d'un agent de La Poste à Vitrolles

Suicide d'un agent de La Poste à Vitrolles

Un agent employé comme caissier dans une agence de La Poste, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), s'est donné la mort le samedi 8 janvier 2011. Dans un courrier adressé à sa direction, l’homme aurait mis en cause la dégradation de ses conditions de travail.

Un homme de 56 ans, agent-caissier au bureau de Poste de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), s’est suicidé dans l’après-midi du 8 janvier 2011, en se jetant sous un train.
Ce drame humain dépasse le strict cadre privé depuis que l’existence d’une lettre a été révélée, dans laquelle le postier, s’adressant à ses collègues et à ses supérieurs hiérarchiques, aurait affirmé qu'il ne supportait plus ses conditions de travail et qu'il ne souhaitait la venue d’aucun des cadres de l’entreprise à ses funérailles.
Si La Poste a confirmé avoir reçu une lettre de son employé, elle oppose en revanche un déni sur son contenu en démentant « fermement » toute mention aux conditions de travail en rapport avec la réorganisation des méthodes au sein de l’entreprise.
Et d’ajouter que le groupe s’en « tient pour l’instant à une vraie réserve, vis-à-vis de la famille » endeuillée.
LA CGT est très vite montée en créneau en évoquant la correspondance laissée par ce postier qui laisse entendre que « son acte était lié à sa situation au travail » dégradée par une « réorganisation qui lui pesait beaucoup, avec un management axé sur la rentabilité maximale des salariés et du bureau». Une vingtaine d’employés travaille dans cette agence de Vitrolles.
Le responsable du syndicat a également signalé qu’il s'agissait, depuis un an, du cinquième suicide d'un postier dans les Bouches-du-Rhône.

2 commentaires :

Le 11/01/11 à 17h47 Commentaire n°1 un vitrollais

Je suis passé à ce bureau de poste deux jours avant ce drame, et je me disais justement en regardant ces personnes au guichet qu'elles faisaient un sale métier, pas le métier en lui même, mais cette salle... noire de monde... 80 % de femmes voilés, et ca faisait que rouspéter dans un mauvais français. Alors d'accord tolérance, touche pas à mon pot etc... mais même moi qui ne suis resté que 15 mn, je me sentais perdu, ce n'est pas mon identité ça, alors je me met a la place de quelqu'un qui subit cela 35 h par semaines...

Le 07/03/11 à 22h04 Commentaire n°2 Miquet

SUICIDES A LA MAIRIE DE PARIS. Un suicide en juin 2010, un autre en novembre. Les agents concernés par cette violence morale qui demandent de l’aide seraient immédiatement dirigés vers cette cellule discrimination harcèlement moral dont le docteur qui a pour mission de recevoir et d'écouter ces agents harcelés et traumatisés, s'offusque d’un comportement dépendant des situations au lieu de les comprendre. Peut-être verrons-nous un jour ce docteur mis en place par cette municipalité se plaindre de harcèlements et déposer plaintes contre les victimes qui viennent le voir. Autres remarques, ce docteur n'a aucun recul nécessaire à sa fonction puisqu'il est très attaché à cette municipalité, et donc de parti pris. Voici la copie d'un message d'une organisation syndicale. SILENCE, ON MEURT ! X..... avait 39 ans. Elle était secrétaire administratif à la Mairie de Paris, et occupait un poste de rédactrice depuis plusieurs années. Agent consciencieux et dévoué, elle s’était sans difficulté adaptée à son poste et poursuivait une carrière irréprochable. Jeune femme intelligente, gaie et sensible, elle était appréciée par ses collègues. Entourée et aimée par sa famille, sa vie était paisible. Elle est devenue un enfer lorsque X..... a fait valoir ses droits à la mobilité pour enrichir sa carrière professionnelle. X..... a obtenu une mutation. Dans son nouveau Service, elle a été la proie d’un management toxique. Certes, l’effectif y est largement insuffisant pour faire face aux demandes du public. Toutefois…. Est-il normal, dans une unité de travail, de demander aux agents leurs numéros de portables, puis de les relancer à leur domicile ? Est-il correct, par exemple, devant leurs protestations, de persister, et de leur réclamer, en sus, leurs numéros de téléphone fixe ? Est-il normal d’user de son pouvoir hiérarchique pour demander à un agent de se déplacer, durant ses congés annuels, au petit matin pour ouvrir les portes de l’établissement, sachant, de plus, que l’agent réside loin de son lieu de travail. Un soir de novembre 2010, X..... se trouvait encore à son poste à 23h, comme en attestent ses mails. Etait-ce normal, et habituel ? L’administration n’aurait-elle pas dû se préoccuper des pratiques de management ayant cours dans un Service caractérisé par un important turn-over ? N’y avait–elle pas d’autant plus intérêt qu’une plainte pour harcèlement moral a été déposée par un autre agent de ce Service – occupant précisément le poste de X..... un an auparavant. X..... a craqué. Elle a été retrouvée à son domicile, un matin de novembre 2010, inanimée. Alertée par les collègues de X..... sur ce décès brutal, la CGT a demandé dès décembre à la Direction à laquelle appartenait cet agent une enquête via l’inspection hygiène et sécurité de la Ville sur les circonstances du drame. Cette enquête n’a pas été diligentée. D’autres agents de la Mairie de Paris sont également en situation de souffrance au travail : le cas de X..... n’est pas isolé. De nombreux cas de harcèlement moral sont signalés par les organisations syndicales à la Ville. A ce jour, aucune disposition n’a été prise pour enrayer ce fléau. Au CHS Central, un plan pluriannuel de prévention a été présenté aux organisations syndicales par Madame X……Dans ce plan la prévention des risques psycho-sociaux occupe une place importante. Voilà pour la théorie. Dans la pratique un harcèlement moral insupportable, mené par le supérieur hiérarchique direct, peut conduire un agent au suicide, sans même que la commission d’enquête CHS proposée par la CGT ne soit acceptée. LA PRATIQUE D’UN DOUBLE LANGAGE IRRESPONSABLE PAR LA MAIRIE EST DEVENUE TOTALEMENT INSUPPORTABLE !!! Pour X....., il est trop tard, elle qui aimait tant la vie, n’aura jamais 40 ans. Ses amis, sa famille, ses parents, sa nièce qu’elle chérissait tant, sont à jamais séparés d’elle. Mais l’enquête demandée par la CGT doit avoir lieu. La lumière doit être faite sur les circonstances de son décès, ce n’est que justice. Et la Ville doit maîtriser rapidement les pratiques managériales toxiques qui s’y développent. La CGT ne laissera pas l’Administration Parisienne devenir la réplique de FRANCE TELECOM ou de la Poste !

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